Lundi 19 juillet 2010
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Un grand pardon à mon chéri. Un pas de coté, un rêve évoqué, sans la moindre culpabilité, j’assouvi mes envie, je l’oublie, s’il fuit. Liberté d’effleurer. Sensitif, essoufflé. J’ai peur de la
sexualité ; Avec mon corps pas assumé, et des sentiments invoqués par ton désir. Attirance et moquerie. Jalousie et audace machiavélique. Ton intelligence m’intimide, ta désinvolture
m’agace, ta notoriété m’excite. Entre groupie et maîtresse, entre amoureuse et fille facile. Ce qui me plaît c’est que tu m’aies voulu. Je m’attache après coup, tes défauts m’attisent, tes
qualités me rendent fière. J’aime l’art, et les artistes, je n’aime pas ton art, je couche avec toi artiste. Il me tarde de raconter que j’ai fauté avec une page wikipédia aussi longue que celle
de Kafka. Fierté mal agencée, malsainité plutôt bien assumée. J’aime te google-iser, te youtubiser, putain que jte veux quand je mesure la grandeur de ton ombre. Mais putain quand j’t’aime et que
tu dis n’importe quoi, tes cercles tes sphères tes codes et tes programmes, que j’aime me foutre de toi, que j’aime te dire que j’aime pas. Que j’te veux petit géni. J’aime l’artiste connu,
j’aime pas l’art incompréhensible… et comme je m’invente, pour t’attiser comme j’en rajoute, pour te marquer, comme j’t’ai menti, quand j’t’ai fais croire, que j’m’accrochai pas, que j’étais pas
comme ça. Comme j’t’ai manipulé, comme tous les autres, comme j’ai joué, pour contrôler. Comme j’t’ai dis vrai pour l’hystérie, et pour d’autres trucs, peut-être aussi. Mais tu m’écoutais, j’en
suis pas sur ? dis moi artiste, que me trouves-tu ? Spontanéité, j’la simule bien, naturel, je ne sais que ça. Intéressante ? Peut-être bien, je n’me suis pas trouvé trop conne. Et
puis jolie, même si tu ne me l’a pas dit. J’étais vexée. Un peu c’est tout. Et puis curieuse et attentive. Mais j’sais pas trop si tu m’entend, haut dans ta bulle technologie, philosophie,
poésie, dans ton réseau, dans ton beau monde, que moi j’admire, que je découvre. Dis moi artiste géni, putain de grosse bibliographie, qu’est-ce que t’as à séduire la ptite gens, qu’t’invite pas
en résidence, avec qui tu projette pas des plans démesurés. A qui tu dis juste j’espère qu’on se reverra, sachant que c’est pas toi qui fra le pas. J’vais quand même pas m’intéresser à l’art
numérique rien que pour te croiser, bah si j’vais l’faire, j’y trouverai de l’intérêt j’me sentirai intelligente, puis la prochaine fois, on en parlera. Bah ouai. Bonne route professeur. Bise à
ta femme, amour constant de ta vie inconstante, très gentille d’ailleurs, prend soin d’ta fille et d’tes maîtresses. A la prochaine, je ne manquerai pas de te troubler.